C'est une lecture qui fait du bien, tout simplement

Publié le 21 mars 2026 à 16:47

L’or des cicatrices est honnêtement le genre de lecture qui tombe à pic quand on a l'impression d'être un peu « malmené » par la vie. Ce n'est pas un énième livre de développement personnel qui promet des miracles ou une vie parfaite en trois clics ; au contraire, l'autrice nous dit d'emblée que ce n'est pas une baguette magique.
Ce qui m'a vraiment touché, c'est cette métaphore de la boxe qui traverse le livre : on est tous, à un moment ou un autre, un peu sonnés sur le ring, avec des bleus à l'âme et des cicatrices qu'on essaie de cacher. L'idée centrale, inspirée du Kintsugi, c'est d'arrêter de camoufler nos blessures pour les sublimer avec de l'or. Ça change tout le regard que l'on porte sur nos échecs ou nos moments difficiles.
L'approche est très concrète et déculpabilisante. Françoise Eynac n'est pas une sage japonaise vivant dans un monastère, mais une prof et coach qui connaît nos réalités : les divorces, les carrières en "gribouillis de porc-épic" et la pression de paraître parfait sur Instagram. On sent qu'elle sait de quoi elle parle quand elle explore des concepts comme le Wabi-sabi (beauté de l'imperfection) ou le Ma (le besoin vital de vide).
J'ai eu un vrai coup de cœur pour les « listes à la Sei Shônagon » présentes dans chaque chapitre. Ce sont des petits inventaires de choses simples, comme l'odeur du pain frais ou le silence après une dispute, qui nous réapprennent à savourer l'instant présent (l'Ichigo ichie) sans être "profond mais pénible".
C'est un livre qu'on a envie de corner, de surligner et de garder sur sa table de nuit comme une "lampe" pour les jours de tempête. Si vous cherchez un compagnon de route bienveillant pour apprendre à vivre avec vos fêlures plutôt que de lutter contre elles, je vous le recommande vraiment. C'est une lecture qui fait du bien, tout simplement.